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Conduite à tenir devant une morsure de chien (213b) Professeur Jacques LEBEAU - Novembre 2003 (Mise à jour mars 2005) 1. Introduction La prise en charge des morsures de chien est une urgence médico-chirurgicale. Il s’agit d’une plaie toujours profonde et infectée. Elle impose donc une attitude stéréotypée qui seule permet d'éviter l'évolution inéluctable vers l'abcédation et les conséquences parfois dramatiques qui peuvent en découler. 2.1. Le mordeur Il faut évaluer les risques que sa morsure peut représenter pour le mordu : ce qui doit être l’obsession du clinicien est le risque infectieux toujours présent, dont le très rare mais gravissime risque rabique. 2 situations peuvent se présenter : 2.1.1. chien connu Dans tous les cas, ne pas tuer le chien ( surveillance vétérinaire). Le chien a-t-il mordu après provocation ou a-t-il un comportement inhabituel ? Ce qui peut orienter vers une possible contamination rabique. Toujours demander son statut vaccinal et une consultation vétérinaire, avec production de deux certificats établis à 15 jours d’intervalle par le vétérinaire. 2.1.2. chien inconnu (non retrouvé ou errant) Toujours demander au centre antirabique le plus proche l’attitude à adopter en fonction du risque potentiel de contamination, variable selon les régions. 2.2. Le mordu L’aspect spectaculaire ou au contraire anodin de la morsure est toujours trompeur. Il est donc indispensable de conduire un examen stéréotypé. 2.2.1. Interrogatoire 2.2.2. Examen clinique 3. Il faut agir vite 3.1. Le mordeur Ne pas le tuer. La surveillance vétérinaire est indispensable : systématiquement à J3 J7 et J15 dans le cadre du risque rabique. Si au bout de ces quinze jours l’animal, correctement vacciné, n’a présenté aucun risque de contamination, il n’y a pas lieu d’effectuer une vaccination antirabique chez le mordu. Si le chien présente des signes suspects, la vaccination est effectuée. En zone d’endémie rabique, si le chien a été tué, il faut faire envoyer sa tête à l’institut Louis Pasteur de Paris, pour obtenir un diagnostic histologique. En attendant les résultats, le protocole vaccinal est entrepris, quitte à être arrêté si la contamination rabique est écartée. 3.2. Le mordu Une morsure est toujours une plaie profonde infectée : C’est donc une Urgence médico-chirurgicale. 3.2.1. Urgence chirurgicale Comme toute plaie profonde infectée avec décollement et donc «espace mort », l’absence de prise en charge en urgence aboutit inéluctablement à la constitution d’un abcès profond . Le protocole est dès lors immuable : Il est bien évident que si le patient est vu tardivement, le geste chirurgical est toujours indiqué, mais consiste alors en la mise à plat d’un abcès ! 3.2.2. Urgence médicale Trois risques infectieux sont à prévenir et/ou traiter : |