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Orientation diagnostique devant une ulcération ou érosion des muqueuses orales et génitales (343) Professeur Jean-Claude BEANI - Avril 2004 (Mise à jour juin 2005)
1. Introduction Les orientations diagnostiques sont dominées par : 2. Diagnostic positif 2.1. L’érosion Une érosion se définit comme une perte de substance superficielle (épidermique et/ou dermique superficielle) souvent post-vésiculeuse, post-bulleuse, post-traumatique, qui guérira généralement sans cicatrice. 2.2. Ulcération L’ulcération, plus profonde, intéresse le derme moyen et profond avec des risques de cicatrices. 2.3. Chancre Le nom de chancre est réservé à une érosion ou ulcération de nature infectieuse provoquée par la pénétration d’un micro-organisme ou bacille spécifique (tréponème, bacille de Ducrey). 3. Le Diagnostic étiologique 3.1. Les éléments de diagnostic Si le diagnostic d’une ulcération est purement clinique, le diagnostic de la cause nécessite des bilans d’importance variable. 3.2. Diagnostic étiologique 3.2.1. Les aphtes Ce sont des ulcérations parfois profondes et nécrotiques de petites tailles, uniques ou multiples, à fond jaune cerné d’un bord rouge, non indurés, évoluant en huit à dix jours, fréquentes sur la muqueuse buccale, plus rares sur les muqueuses génitales.
(J.C. Béani) 3.2.2. Ulcérations traumatiques ou chimiques Souvent uniques et douloureuses, elles sont envisagées sur l’aspect (contours géographiques, nécrose jaunâtre), l’anamnèse (prothèse inadaptée, traumatisme dentaire, hygiène bucco-dentaire agressive, contact caustique). Les ulcérations traumatiques ou chimiques doivent guérir en 8 à 15 jours après suppression de la cause, en l’absence de guérison, se méfier d’un carcinome. 3.2.3. Ulcérations virales Elles succèdent le plus souvent à une éruption vésiculeuse. 3.2.3.1. L’herpès C’est la cause la plus fréquente. L’évolution est douloureuse et souvent accompagnée d’adénopathies satellites et d’un fébricule.
(J.C. Béani) 3.2.3.2. Autres infections virales D’autres infections virales peuvent induire des érosions ou ulcérations buccales voir génitales : 3.2.4. Candidoses Les candidoses peuvent s’exprimer par des érosions prurigineuses et douloureuses au niveau de la cavité buccales (muguet), des organes génito-externes (balanite ou vulvite). 3.2.5. Infections bactériennes Les infections à germes banaux peuvent induire des ulcérations muqueuses chroniques voire extensives en cas de déficit immunitaire et s’accompagnent d’adénopathies satellites. Elles sont exceptionnelles chez le sujet immuno compétent. En fait les principales causes infectieuses spécifiques sont du domaine des MST et sont plus habituelles sur les muqueuses génitales :
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(J.C. Béani) 3.2.6. Lésions post bulleuses Il faut savoir reconnaître l’éruption bulleuse initiale mais très éphémère sur une muqueuse et décliner le diagnostic étiologique d’une bullose (question spécifique). Le pemphigus est à toujours évoquer devant des bulles buccales récidivantes du sujet autour de 40 ans mais l’érytheme polymorphe et le syndrome de Stevens Johnson sont le plus souvent en cause. 3.2.7. Causes néoplasiques
(J.C. Béani) 3.2.8. Causes dermatologiques inflammatoires peu fréquentes 3.2.9. Ulcérations génitales extensives et rebelles de l’immunodéprimé De telles ulcérations doivent faire évoquer une infection opportuniste, une présentation atypique de lésions plus habituelles (herpès chronique, surinfection candidosique, syphilis, infection à germe banal).
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