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Les lésions bénignes du col utérin
Professeur Pierre BERNARD - Décembre 2002


1. définition

Elles sont représentées par :
  • les lésions infectieuses,
  • les dystrophies,
  • les néoplasies intra épithéliales de grade I (CIN I).


  • 2. Les lésions infectieuses du col utérin 

    Elles peuvent être :
  • bactériennes,
  • parasitaires,
  • mycosiques,
  • virales et particulièrement à papillomavirus (HPV).


  • 2.1. Les lésions bactériennes 

    Elles sont caractérisées cliniquement par des leucorrhées et une inflammation de l’épithélium malpighien : exocervite avec en colposcopie, un aspect ponctué avec aussi une endocervicite par infection des glandes endocervicales. Le maître examen consiste à effectuer des prélèvements cervico vaginaux (P.C.V) pour examen bactériologique avec une recherche tous germes, Chlamydiae Trachomatis et éventuellement bacilles de Koch.


    Photo : cervicite aiguë
    (P. Bernard)


    Schéma : schéma de l’aspect histologique correspondant à une cervicite aiguë
    (P. Bernard)

    Le traitement sera prescrit en fonction des germes en présence et des résultats de l’antibiogramme.


    2.2. Les infections à Trichomonas vaginalis

    Elles se manifestent par leurs leucorrhées très nauséabondes, verdâtres et une inflammation cervicale. Le traitement se fait per os : FLAGYL ou NAXOGYN.


    Photo : cervicite à trichonomas vaginalis
    (P. Bernard)


    2.3. Les cervicites mycosiques 

    Elles sont très caractéristiques avec leurs leucorrhées « caillebottées ». Elles sont traitées par des ovules antifongiques locaux.


    Photo : leucorrhées mycosiques
    (P. Bernard)


    Photo : mycose cervico-vaginale
    (P. Bernard)


    2.4. Les cervicites virales

    Elles sont représentées essentiellement par les lésions à papillomavirus :
  • prolifération condylomateuse,


  • Photo : proliferation condylomateuse à papillomavirus
    (P. Bernard)

  • condylome plan.


  • Photo : condylome plan
    (P. Bernard)

    Ces lésions virales relèvent d’un diagnostic histologique (biopsie) et des traitements par une vaporisation laser CO2.


    3.1. L’ectropion

    La plus fréquente des dystrophies est représentée par l’ectropion : présence d’un épithélium glandulaire de l’endocol sur l’exocol. Au test de Schiller les glandes apparaissent comme des « grains de raisins » réguliers iodo-négatifs faibles.


    Photo : schéma histologique de l’ectropion
    (P. Bernard)


    Photo Image : aspect colposcopique d’un ectropion sans préparation
    (P. Bernard)


    Photo : aspect colposcopique de l’ectropion au test de Schiller après passage de l’acide acétique à 1%
    (P. Bernard)


    Photo : aspect colposcopique de l’ectropion au test de Schiller après Lugol
    (P. Bernard)

    Beaucoup de lésions dystrophiques se développent à partir de la cicatrisation de l’ectropion : les ectopies et les kystes de Naboth.


    Photo : Kyste de Naboth
    (P. Bernard)


    3.2. L’adénose cervicale

    Elle se présente comme un vaste ectropion souvent étendu à l’ensemble de l’exocol et même sur les culs-de-sacs vaginaux.


    Photo : adénose cervicale étendues aux cul de sacs vaginaux
    (P. Bernard)


    Photo : adénose cervicovaginale au test de Schiller
    (P. Bernard)


    Photo : adénose cervicale avec malformation du col utérin
    (P. Bernard)

    Leur aspect est souvent en relation avec l’action du Diethylstilbestrol (DES) ou Distilbène, in utéro chez les filles dont la mère a été traitée avec cet œstrogène au cours de leur grossesse avant 1979.
    Ces lésions nécessitent une simple surveillance clinique et cytologique par frottis cervico-vaginaux annuels.


    3.3. L’endométriose cervicale

    Elle se présente comme des kystes bleutés en dehors des règles, hémorragiques en période menstruelle.


    Photo : endométriose cervicale
    (P. Bernard)


    4. Les CIN 1

    Il s’agit d’un diagnostic histologique en présence d’une lésion banale du col utérin, où le frottis cervico-vaginal révèle des anomalies bénignes ou des cellules adéno-squameuses de signification incertaine : ASCUS selon de classification de Bethesda.
    La prise en charge des CIN 1 nécessite un test HPV :
  • pour augmenter la spécificité de la colposcopie,
  • pour clarifier les colposcopies difficiles,
  • pour une meilleure prise en charge des patientes ayant une discordance histo-colposcopique,
  • pour fixer le suivi des patientes ASCUS LSIL avec CIN 1 non traitées.
  • Seules les CIN1 avec infection à HPV seront traitées par une vaporisation à l’aide du LASER CO2.


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