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La coagulation intravasculaire disséminée (339c) Docteur Gilles PERNOD - Décembre 2002 (Mise à jour Janvier 2005) 1. Circonstances étiologiques 1.1. CIVD et affections gravidopuerperales 1.1.1. Hématome rétroplacentaire 1.1.2. Embolie amniotique 1.1.3. Mort du foetus in utéro 1.2. CIVD et infection 1.2.1. Infections bactériennes Elles sont le plus souvent à germes Gram négatif : (ex: méningococcémie avec purpura fulminans). 1.2.2. Infections virales 1.2.3. Parasitoses 1.3. CIVD et affections malignes 1.3.1. Dans les leucoses aiguës La CIVD est possible dans toutes les formes cytologiques. Elle est pratiquement constante au cours de la leucémie aiguë promyélocytaire. La CIVD est parfois déclenchée par les chimiothérapies cyto-réductrices qui libèrent de grandes quantités de substance coagulante. 1.3.2. Dans les cancers 1.6. CIVD non liée à l’activation de la thrombine 2. Clinique 2.1. Formes aigues Dans les formes aiguës, deux signes prédominent, le choc et les hémorragies, qui sont présents dans ¾ des cas. Les hémorragies sont disséminées le plus souvent, en suintement diffus au niveau des muqueuses nasopharyngées, digestives ou génitales et aux points de piqûre ou sous forme d'ecchymoses extensives en carte géographique. Mais elles peuvent être localisées et il importe de rechercher une cause favorisante sous-jacente. Les thromboses de la microcirculation sont responsables des signes ischémiques périphériques allant de l'acrocyanose à la gangrène ischémique des extrémités des membres. 2.2. Formes subaiguës Dans les formes subaiguës ou chez les malades ayant surmonté la phase initiale, on peut voir apparaître des troubles viscéraux traduisant les lésions nécrotiques. Si les manifestations cardiaques (troubles du rythme, choc cardiogénique) et l'insuffisance rénale semblent devoir être attribuées à la maladie causale sous-jacente, les hémorragies pulmonaires et les manifestations neurologiques sont à rattacher directement à viscérale peut-être isolée, mais le plus souvent il s'agit d'un tableau plurifocalisé. 3. Diagnostic 3.1. Diagnostic des coagulations intravasculaires aigues Elles surviennent dans des circonstances très particulières : accouchements pathologiques (deux tiers des cas), certains types de chirurgie. Un examen toujours disponible en urgence revêt ici une valeur diagnostique particulièrement caractéristique : le dosage du fibrinogène toujours abaissé, parfois totalement absent. 3.1.1. Test de dépistage 3.1.2. Tests dits de confirmation 3.2. Diagnostic des CIVD subaigues Les mêmes paramètres peuvent être modifiés, mais les anomalies seront moins marquées et les discordances biologiques plus irritantes. On peut schématiquement retenir que : 4. Principes thérapeutiques 4.2. Traitement symptomatique Le traitement causal est associé à un traitement symptomatique qui a pour but de réduire les conséquences hémorragiques et thrombotiques du processus de coagulation et de limiter son extension. 4.2.1. Le Plasma frais congelé (PFC) Il est utilisé à la dose de 10 à 20 ml/kg pour maintenir les taux de facteurs (notamment V et VIII) aux alentours de 35%) 4.2.2. Les concentrés de fibrinogène Ils sont utilisés à la dose de 0.5 à 1g/10 kg pour compenser rapidement les hypofibrinogénémies < 1 g/l 4.2.3. Les concentrés plaquettaires Ils sont utilisés à la dose de 1 U/ 5 à pour corriger les thrombopénie < 50 G/l. Ces thérapeutiques substitutives sont indiquées lorsque le risque hémorragique est au tout premier plan. Leur utilisation à titre préventif ou pour compenser des anomalies biologiques sans retentissement clinique est injustifiée. 4.2.4. Héparine et concentrés d’antithrombine III L'héparine tout à fait logique sur le plan théorique n'est pas obligatoire et ne diminue pas toujours la mortalité ou la morbidité de l'affection principale. Son indication est limitée aux CIVD médicales non infectieuses (cancer, leucémie, erreur transfusionnelle...) et préconisée à dose faible (10 U/kg/h), en association si besoin avec le traitement substitutif. Elle doit être particulièrement mesurée voire réfutée lorsque le malade présente certaines localisations hémorragiques, en cas de thrombopénie ou chez le sujet âgé. L’ATIII (Aclotine) représente une thérapeutique à la fois logique (elle neutralise directement le médiateur biologique du syndrome) et bien tolérée (elle n'expose pas le malade au risque hémorragique de l'héparine). Son utilisation peut être envisagée en cas de déficit acquis sévères (< 60%) au cours du choc septique. L’administration de 1U/kg augmente le taux circulant de 2%. L’utilisation des concentrés plasmatiques de protéine C a également été proposée dans le traitement du purpura fulminans à méningoccoque. |