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Les ulcères gastro-duodénaux (290) Professeur Jacques FOURNET - Avril 2003
1. Définition Maladie chronique, fréquente, caractérisée par une évolution par poussées récidivantes souvent périodiques. L’ulcère est localisé au niveau du bulbe duodénal dans l’immense majorité des cas. Il s’agit d’une perte de substance localisée de la paroi duodénale dont le diamètre moyen est de 8 mm (limite 5 mm > 2 cm). L’incidence est de 80 000 nouveaux cas en France par an. L’incidence a notablement chuté depuis 10 ans ainsi que la prévalence. Le ratio UG/UD et le sexe ratio se sont sensiblement égalisés aujourd’hui. On distingue : 1.1. Ulcères aigus (souvent multiples gastriques et duodénaux) 1.2. Ulcère chronique (ulcère habituel) 2. Circonstances de découverte de l’ulcère duodénal 2.1. Syndrome ulcéreux (sémiologie) Ce syndrome est assez spécifique (90%) mais non le plus fréquent (1/3 des cas). 2.2. Autres symptômes 2.3. Ulcère asymptomatique révélé par la recherche d’une autre pathologie en fibroscopie 2.4. Complications. Prévalence 5 à 10 % des UD 3. Diagnostic 3.1. L’examen clinique L’examen clinique (hors complication) est normal. 3.2. L’exploration endoscopique est essentiellement +++ La recherche d’Hélicobacter pylori (HP) est faite systématiquement par biopsies dans l’antre gastrique (>= 90% de positivité) : En pratique le diagnostic de colonisation par HP se fait par des biopsies antrales. 3.3. Les méthodes « non invasives » de recherche d’HP 3.4. L’étude de la sécrétion acide (40% des ulcères duodénaux ont un statut hypersécréteur) par tubage gastrique mais celui-ci n’est utile qu’en de rares cas: résistance au traitement médical (absence de cicatrisation malgré l’éradication d’HP) : ulcères gastro-duodénaux multiples, recherche d’un syndrome Zollinger-Ellison (étude de la sécrétion + dosage de la gastrine + test de frénation par la sécrétine). 4. Evolution spontanée (« histoire naturelle ») 4.1. Classique – périodique 1 à 2 poussées de 4 à 6 semaines par an. La fréquence des poussées est imprévisible au départ chez un individu donné. 80% des ulcéreux-duodénaux récidivent dans l’année. 4.2. Variantes : variation de fréquence des poussées Le tabagisme favorise la récidive +++. 4.3. Possibilité de poussées asymptomatiques Ulcère présent sans symptôme. 4.4. Complications Elles peuvent se faire sur un mode révélateur ou survenir chez un ulcéreux connu. 4.5. Ulcère vieilli Résistance de plus en plus grande au traitement médical. 5. Le traitement médical Objectifs : Le traitement de la poussée et celui de la prévention des récidives se confondent dans la stratégie du traitement actuel. Le traitement classique antisécrétoire (anti H2, IPP) n’est indiqué seul qu’en cas de négativité de la recherche d’HP (ulcère par AINS par exemple). Définition de l’éradication d’HP : disparition d’HP de l’estomac au moins 4 semaines après l’arrêt de tout traitement antibiotique et antisécrétoire (plus tôt, il ne peut s’agir que d’un effet de clairance). Recommandation (conférence de consensus française, décembre 1995 révisé en 1999) : Trithérapie de 7 jours : association antisécrétoire + amoxilline + macrolides : IPP type Oméprazole 40 mg (2 x 20 mg) le matin ou tout autre IPP double dose sous Amoxiline 1 g matin et soir et Clarythromycine 500 mg matin et soir 6. Le traitement chirurgical (hors complications) Ce traitement (vagotomie + pyloroplastie ou vagotomie + antrectomie) qui s’adresse aux échecs des traitements médicaux, est devenu une indication extrêmement rare dans l’ulcère duodénal. Ulcère gastrique (UG) :
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