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Reclassement professionnel (108m) Docteur Alain PERDRIX - Novembre 2003
1. Introduction Maladie, accident de travail ou vieillissement peuvent conduire à des situations où le sujet ne peut plus sans risque effectuer l’activité professionnelle qui était la sienne (par exemple : conduite de fours, conduite de poids lourds, travail avec une charge physique ou mentale importante). Pour cette personne qui présente une restriction d’aptitude partielle ou totale à son poste de travail, un reclassement professionnel est à envisager en cas d’impossibilité de trouver des solutions techniques et satisfaisantes pour modifier le poste de travail et les facteurs de risques qu’il génère. 2. Reclassement professionnel dans l’entreprise C’est la solution la plus profitable par les contacts établis entre différents partenaires que sont le médecin traitant, le médecin du travail et l’employeur. 3. Reclassements hors de l’entreprise Ils se voient quand l’entreprise ne peut effectuer un reclassement interne et qu’un licenciement pour inaptitude médicale est prononcé. L’ancien salarié est alors tenu de s’inscrire comme demandeur d’emploi à l’ANPE. Il sera effectué un bilan de compétences, complété éventuellement par des examens complémentaires, une évaluation des acquisitions scolaires avec possibilité de formation d’alphabétisation ou d’examens psychotechniques en vue de pourvoir formuler des propositions. Elles sont multiples : 4. Les mesures d’aide au reclassement sont prévues Pour le reclassement professionnel dans l’entreprise il existent des aides financières possibles pour l’aménagement des postes (avec des études faites par les CRAM) ou des aides de l’AGEFIPH pour l’insertion de personnes handicapées. Si le reclassement professionnel n’est pas possible et que le sujet est un demandeur d’emploi, il passe devant la Commission Technique d’Orientation de Reclassement Professionnel (COTOREP) pour être suivi par les équipes de préparation et de suite du reclassement (EPSR) ou les organisme d’insertion et de placement (OIP), ensemble regroupé actuellement sous le terme de CAP-EMPLOI. Il importe de rappeler l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés qui doit représenter 6 % de l’effectif de l’entreprise depuis la loi du 10/07/1987. Sur environ 3,5 millions d’handicapés en France, 250000 sont considérés comme apte au travail dont fin 2000, 135000 étaient demandeurs d’emploi en catégorie I.
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