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Sclérose en plaque (125) Docteur Anne MONAVON - Décembre 2003 (Mise à jour juillet 2005) 1. Epidémiologie La SEP est une maladie fréquente avec une prévalence en France de 1/1000 hab. La distribution géographique est hétérogène : prévalence forte dans les régions tempérées, faible dans les régions inter tropicales. Le risque est lié à la zone géographique dans laquelle sont passées les 15 premières années de vie. La SEP débute chez l’adulte jeune, dans 70% des cas entre 20 et 40 ans. Il existe une prépondérance féminine (2/1). 2. Pathogénie Les études anatomopathologiques montrent des foyers de démyélinisation (« plaques ») disséminées dans la substance blanche du SNC, chacune évoluant pour son propre compte, la plupart du temps sans traduction clinique. La cause première de la SEP reste inconnue. Plusieurs facteurs sont probablement intriqués : 3. Sémiologie La sémiologie de la SEP est très variée du fait de la multifocalité des lésions au sein de la substance blanche. Les atteintes les plus fréquentes sont : 4.1. IRM L’IRM a révolutionné le diagnostic de SEP, permettant de confirmer les critères diagnostiques de dissémination dans l’espace et dans le temps des lésions (cf diagnostic positif). Elle n’est cependant pas du tout spécifique.
Document annexe : Critères de Barkhof de dissémination des lésions dans l’espace en IRM (1997) (Tous droits réservés) 4.2. Analyse du LCR Bien que n’étant plus obligatoire pour le diagnostic de SEP, la ponction lombaire reste recommandée notamment pour le diagnostic différentiel. Elle peut être normale, ou montrer : 4.3. Potentiels évoqués Les potentiels évoqués ne sont plus utilisés que pour démontrer la dissémination dans l’espace des lésions en cas de défaillance de la clinique et de l’IRM, en détectant une souffrance infra clinique des voies correspondantes. 5. Diagnostic positif Il n’existe aucun test diagnostique spécifique de la SEP. Le diagnostic positif repose donc sur les critères suivants :
Document annexe : critères diagnostiques de sclérose en plaques selon Poser (1983) (Tous droits réservés) 6. Diagnostic différentiel Certaines pathologies peuvent mimer les anomalies cliniques, IRM et du LCR de la SEP et il faut donc les éliminer avant d’affirmer le diagnostic. Ce sont principalement : 7. Evolution Une poussée est définie par l’apparition de symptôme(s) neurologique(s) en quelques heures à quelques jours en l’absence d’hyperthermie, durant au moins 24 heures, avec régression totale ou partielle, au moins 30 jours après une poussée précédente. La progression est définie par une aggravation continue des symptômes neurologiques pendant au moins 6 mois. On distingue 4 formes évolutives : forme rémittente (avec poussées, avec ou sans séquelles, 85% des cas au début), forme progressive d’emblée (15%), forme secondairement progressive (50% des malades après 10 ans d’évolution), forme progressive avec poussées.
Schéma : schéma évolutif le plus fréquent dans la SEP (Tous droits réservés) En moyenne, la marche est perturbée 8 ans après le diagnostic, l’utilisation du fauteuil roulant est nécessaire 30 ans après le diagnostic, mais l’évolution et le pronostic sont extrêmement variables d’un individu à l’autre. Le sexe masculin, le début tardif, les formes progressives d’emblée, un délai court entre les 2 premières poussées sont des facteurs de mauvais pronostic. 8.1. Traitement de la poussée Il repose sur les bolus de corticoïdes à forte dose sur une période courte (1g/j de méthylprednisolone pendant 3 jours, plus ou moins décroissance rapide) dont la seule efficacité démontrée est la réduction de la durée de la poussée, sans bénéfice sur les séquelles éventuelles. Dans les poussées peu sévères, une abstention thérapeutique peut donc être proposée. 8.2. Traitement de fond Dans les formes rémittentes : Dans les formes secondairement progressives : Dans les formes progressives d’emblée, il n’existe pas d’indication thérapeutique reconnue. 8.3. Traitements symptomatiques |