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Examen clinique de l’épaule douloureuse chronique (306b) Docteur Hervé PICHON - Mars 2003
1. Introduction Après l’interrogatoire, l’examen débutera par une phase d’inspection, puis se poursuivra par l’étude analytique des mobilités passives et actives et se terminera par les manœuvres dynamiques à la recherche d’une pathologie de coiffe, d’une instabilité et ou d’une laxité. 2. Inspection Elle s’effectuera torse nu / côté opposé, et recherchera une amyotrophie musculaire (deltoïde, fosse sus et sous-épineuse, trapèze) un décollement de l’omoplate (signe la paralysie du grand dentelé) une déformation des articulations acromio-claviculaire, et/ou sterno-claviculaire.
(D'après G. Walch) 3. Étude des mobilités passive et active Sur les 6 mouvements simples de l’épaule, trois sont indispensables pour établir un diagnostic. L’élévation antérieure ou flexion, qui se mesure avec un goniomètre par rapport à l’axe du tronc.
(D'après G. Walch) Une diminution des mobilités passives en RE, RI et en flexion signe une capsulite rétractile. Le reste de l’examen clinique est alors irréalisable. Des mobilités passives normales et une mobilité active diminuée en flexion réalisent le tableau d’épaule pseudo-paralytique. Il s’agit le plus souvent d’un problème de coiffe des Rotateurs.
(D'après G. Walch) 4. Manœuvres dynamiques 4.1. Recherche d’un conflit sous acromial Le conflit sous acromial correspond à des lésions dégénératives de la coiffe des rotateurs ayant pour origine un conflit répété des tendons de la coiffe avec le bec antéro-inférieur de l’acromion et le ligament acromio-coracoïdien.
(H. Pichon)
(D'après G. Walch) 4.2. Étude de la coiffe et de la musculature La coiffe des rotateurs comprend 4 muscles (sus-épineux, sous épineux, petit rond, et sous scapulaire) auxquels on ajoute la portion intra-articulaire du tendon du long biceps. Bien que n’appartenant pas à la coiffe probablement dite, il participe également à la pathologie de la coiffe des rotateurs. Chacun de ces éléments devra être testé séparément à l’aide d’une manœuvre spécifique. 4.2.1. Sus-épineux Le signe de JOBE se recherche bras dans le plan de l’omoplate (30° vers l’avant) à 90° d’abduction, pouce vers le bas, en demandant au patient de résister à une pression descendante de l’examinateur. Il est positif en cas de diminution de la force.
(D'après G. Walch) 4.2.2. Sous-épineux et petit rond
(D'après G. Walch) 4.2.3. Sous-scapulaire
(D'après G. Walch) 4.2.4. Biceps De nombreux signes ont été décris (PALM UP, YERGASON…). Aucun d’eux n’est spécifique d’une pathologie de la longue portion du biceps. Il faut par contre savoir rechercher une rupture de la longue portion du biceps. Patient face à l’examinateur, coude à 90° de flexion contrariée. En cas de rupture, apparition d’une « boule » dans la partie basse du bras.
(D'après G. Walch) 4.3. Recherche d’une Instabilité 4.3.1. Antérieure
(D'après G. Walch) 4.3.2. Postérieure Appréhension à la poussée vers l’arrière : Une main bloque l’omoplate, l’autre imprime une poussée vers l’arrière sur le coude, bras à 90° d’élévation antérieure, en légère adduction et en rotation interne. Le signe est positif si l’on met en évidence un recul de la tête humérale ou une appréhension.
(D'après G. Walch) 4.4. Recherche d’une Laxité
(D'après G. Walch) 4.4.1.1. Tiroir antéro-postérieur On bloque l’acromion entre pouce et index d’une main, la tête humérale entre pouce et index de l’autre main et l’on recherche l’existence d’un jeu dans l’articulation gléno-humérale. 4.4.1.2. Sulcus sign ou signe du sillon On essaie cette fois de «décoapter» l’articulation gléno-humérale, afin de créer un vide sous acromial (sillon)
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