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Chapitre
1.  |
L'ÉLÉCTROCARDIOGRAMME |
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 Le
nud sinusal de KEITH et FLACK, près de l'orifice de la
veine cave supérieure. |
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 Le
nud d'ASCHOFF-TAWARA, ou centre nodal, entre les oreillettes et
ventricules, à la naissance de la cloison interventriculaire. |
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 Le
faisceau de HIS et ses deux branches font suite au centre nodal et sont
situés dans le septum interventriculaire |
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 Le
réseau de PURKINJE représente la terminaison du faisceau
de HIS, il se ramifie sous l'endocarde. |
  PROPRIÉTÉS
DU SYSTÈME DE COMMANDE
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 Les
cellules du système de commande se dépolarisent périodiquement,
sans excitation extrinsèque ; mais chez un sujet normal, seul
le centre sinusal (dont l'automatisme est plus rapide) impose son rythme
à l'ensemble du système. |
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 C'est
le pace maker physiologique (si le centre sinusal est défaillant,
le centre nodal prend la relève sur un rythme plus lent). |
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 Elle
permet de transmettre l'onde de dépolarisation depuis le centre
sinusal et nodal, jusqu'aux cellules myocardiques. |
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 Ainsi,
chez le sujet normal, l'excitation issue du centre sinusal diffuse aux
oreillettes et atteint le centre nodal ; l'influx parcourt le faisceau
de HIS, ses branches, et le réseau de PURKINJE et entraîne
la contraction des ventricules. |
  BASES
ÉLECTROPHYSIOLOGIQUES
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LE POTENTIEL MONOPHASIQUE UNICELLULAIRE |
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 La
cellule myocardique au repos est électropositive en surface,
électronégative à l'intérieur. |
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 Si
l'on place une électrode à la surface de la cellule et
une autre à l'intérieur, une différence de potentiel
de - 90 mV s'inscrit sur l'appareil enregistreur. Cet état est
stable (il ne l'est pas pour les cellules automatiques que nous n'étudierons
pas ici). |
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 Lorsque
la cellule est excitée (stimulus mécanique, chimique ou
électrique), la surface devient électronégative
et l'intérieur électropositif : c'est la dépolarisation.
La différence de potentiel entre la surface et l'intérieur
de la cellule est de + 30 mV. |
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 Ce
changement de polarité est très rapide, de l'ordre de
la milliseconde ; c'est la phase 0. Puis se succèdent : |
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 la
phase de repolarisation initiale ou phase 1, |
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 la
phase 2 de dépolarisation maintenue ou plateau, |
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 la
phase 3 de repolarisation, la cellule redevient positive à l'extérieur,
négative à l'intérieur. |
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 la
phase 4 est une phase de polarisation stable (sauf pour les cellules
automatiques : voir troubles du rythme). |
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 Durant
la phase 4 de repos, la cellule contient beaucoup de potassium et peu
de sodium. |
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 Pendant
la phase 0, la membrane devient très perméable au sodium,
qui pénètre dans la cellule. Il y a donc un brusque mouvement
d'ions responsable des variations de potentiel qui sont enregistrées
par l'électrocardiogramme. Suit l'entrée du calcium et
une sortie de potassium pendant la phase 2. |
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 Durant
la phase 3, le sodium et le calcium ressortent. |
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 Pendant
la phase 4, une pompe sous la dépendance de l'ATPase membranaire
rétablit la concentration de potassium intracellulaire. |
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NOTION DE VECTEUR ÉLECTRIQUE INSTANTANÉ
ÉLÉMENTAIRE |
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 Une
cellule au repos ne génère aucune variation de champ
électrique. |
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 Si
l'on place une cellule myocardique dans un liquide physiologique, des
électrodes placées en A et B, à distance de la
cellule, dans le liquide physio-logique, ne transmettront aucune variation
de potentiel à l'appareil enregistreur. |
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 La
dépolarisation de la cellule : phase zéro, crée
une variation de champ électrique dans le milieu entourant la
cellule. |
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 Si
le stimulus est appliqué à l'extrémité O
de la cellule, la dépolarisation se propage à l'autre
extrémité. |
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 La
variation de champ électrique peut être mesurée
en millivolts, elle est orientée et son point origine est connu.
On peut donc l'assimiler à un vecteur. |
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 La
durée de la dépolarisation cellulaire étant très
courte (moins d'une milliseconde), ce vecteur est dit vecteur électrique
instantané élémentaire. |
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 L'électrode
qui voit venir la dépolarisation recueille un potentiel positif. |
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 L'électrode
qui voit fuir la dépolarisation recueille un potentiel
négatif. |
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 L'amplitude
du potentiel enregistré est égale à la projection
du vecteur électrique instantané élémentaire
sur la droite passant par le point O (site initial de la dépolarisation)
et l'électrode exploratrice. Cette droite peut être appelée
ligne de dérivation. |
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 Durant
la phase 1 et 2, la cellule est totalement dépolarisée.
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 Il
n'y a pas de variation de champ électrique dans le milieu entourant
la cellule et chaque électrode enregistre un potentiel nul. |
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 Le
tracé revient donc au zéro, c'est-à-dire à
la "ligne de base" ou "ligne isoélectrique". |
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 Pendant
la phase 3, la cellule se repolarise. |
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 Il
y a réapparition de charges positives à la surface de
la cellule, la progression se faisant à partir du point O. |
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 Le
sens du courant étant inversé, les électrodes A
et B vont enregistrer une variation de potentiel de sens opposé
à celle de la dépolarisation. |
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NOTION DE VECTEUR INSTANTANÉ RÉSULTANT |
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 Pour
simplifier, seule la dépolarisation sera étudiée
dans ce qui va suivre. |
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 Lorsque
plusieurs cellules (par exemple une préparation d'un fragment
de myocarde) sont dépolarisées simultanément (le
stimulus étant appliqué à une extrémité
O du fragment), l'ensemble des vecteurs élémentaires constitue
un vecteur résultant instantané. |
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SUCCESSION DE VECTEURS RÉSULTANTS
INSTANTANÉS : GENÈSE DE L'ÉLECTROCARDIOGRAMME |
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 On
dispose plusieurs fragments de myocarde dans un milieu conducteur (liquide
physiologique). Des électrodes exploratrices sont disposées
selon deux dérivations perpendiculaires OX-OY. Les fragments
de myocarde sont dépolarisés successivement à partir
du point O. Les électrodes permettent d'enregistrer des variations
de potentiels correspondant à la succession de vecteurs résultants
instantanés. |
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 Cette
succession de vecteurs donne une image très proche de celle de
la dépolarisation myocardique. |
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 En
connectant les deux dérivations OX-OY à un oscilloscope,
on obtient des points qui dessinent une boucle formée par le
déplacement de l'extrémité des vecteurs résultants
instantanés. |
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LA DÉPOLARISATION DES VENTRICULES |
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 SODI
PALLARES et DURRER ont précisé la séquence de dépolarisation
chez le chien et chez l'homme. |
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 Elle
peut être résumée ainsi : |
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 Dépolarisation
du septum interventriculaire de gauche à droite. |
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 Dépolarisation
de la région antérieure et septale des ventricules. Dans
le même temps, le sous endocarde du ventricule gauche se dépolarise. |
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 Le
ventricule droit est dépolarisé de façon tangentielle,
tandis que le ventricule gauche se dépolarise de l'endocarde
à l'épicarde de façon radiaire, d'avant en arrière. |
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 Enfin,
la dépolarisation atteint la région postéro-basale
des ventricules. |
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 L'ensemble
de la dépolarisation des ventricules dure 8/100 seconde. Des
électrodes placées judicieusement autour du thorax recueillent
les variations de potentiel et grâce à des dérivations
orthogonales on peut enregistrer le vectocardiogramme : représentation
de la progression de la dépolarisation dans le myocarde. |
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LA REPOLARISATION DES VENTRICULES |
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 La
repolarisation se propage de l'épicarde à l'endocarde
; elle suit donc, à l'inverse, le chemin de la dépolarisation.
Étant donné le sens des charges électriques, l'onde
T s'inscrit en positif lorsque l'électrode exploratrice voit
fuir l'onde de repolarisation |
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 Ainsi,
pour une fibre isolée, l'onde T est négative alors que
pour le cur entier, l'onde T est positive. |
  LES
DÉRIVATIONS ELECTROCARDIOGRAPHIQUES
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 Les
variations de potentiel sont enregistrées entre deux électrodes
placées à la surface du corps. |
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 On
appelle ligne de dérivation la droite théorique passant
par les deux électrodes d'enregistrement. |
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 I
ou D I = bras droit, bras gauche |
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 II
ou D II = bras droit, jambe gauche |
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 III
ou D III = bras gauche, jambe gauche |
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 Ces
trois dérivations forment les côtés du triangle
d'EINTHOVEN. En théorie, ce triangle est équilatéral
et le cur en occupe le centre. |
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LES DÉRIVATIONS UNIPOLAIRES DES
MEMBRES |
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 Une
électrode exploratrice est placée à la surface
du corps, elle est reliée au pôle positif de l'électrocardiographe.
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 Le
pôle négatif de l'électrocardiographe est relié
à une électrode neutre ou indifférente (borne centrale
de WILSON). |
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 aVR
= bras droit borne centrale |
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 aVL
= bras gauche borne centrale |
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 aVF
= jambe gauche borne centrale. |
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 La
ligne de chacune de ces trois dérivations passe par un des sommets
du triangle et son centre géométrique. |
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 Les
dérivations bipolaires et unipolaires des membres étudient
l'activité électrique cardiaque dans le plan frontal. |
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LES DÉRIVATIONS UNIPOLAIRES PRÉCORDIALES |
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 L'électrode
exploratrice est reliée au pôle positif de l'appareil,
le pôle négatif à la borne centrale. |
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 Elles
explorent l'activité électrique cardiaque dans un plan
approximative-ment horizontal : |
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 V1
= 4ème espace intercostal droit au bord droit du sternum |
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 V2
= 4ème espace intercostal gauche au bord gauche du sternum |
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 V4
= 5ème espace intercostal gauche, sur la ligne médio-claviculaire
gauche. |
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 V5
= sur la ligne axillaire antérieure à la même hauteur
que V4 |
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 V6
= sur la ligne axillaire moyenne à la même hauteur que
V4 |
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 V7
= sur la ligne axillaire postérieure à la même hauteur
que V4 V5 V6 |
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 V8
= sur la ligne scapulaire gauche, même hauteur. |
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 V3R
et V4R sont situés à droite, en position symétrique
de V3 et V4. |
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 Il
peut être utile, parfois, d'enregistrer les précordiales
un espace au dessus. |
  L'ÉLECTROCARDIOGRAMME
NORMAL
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CONDITIONS D'UN BON ENREGISTREMENT |
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 Pour
être correctement interprété, un électrocardiogramme
doit remplir certaines conditions : |
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 L'étalonnage
doit être correct. Pour cela, le test de 1 millivolt que l'on
envoie dans l'appareil doit provoquer un signal rectangulaire dont la
hauteur doit être de 1 cm lorsque l'appareil est réglé
sur la sensibilité correspondante, cette hauteur étant
mesurée sur papier millimétré. |
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 La
vitesse de déroulement doit être connue. Elle est habituellement
de 25 mm/seconde ; chaque millimètre correspond, dans ces conditions,
à 4/100 seconde. |
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 La
ligne isoélectrique (tracée par l'appareil lorsqu'il
n'enregistre aucune différence de potentiel) doit être
horizontale et parfaitement nette, c'est-à-dire exempte de parasites,
en particulier dus au courant alternatif ou à un tremblement
musculaire, exempte de ressauts dus à une mauvaise connexion
électrique. |
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 Les
fils doivent être branchés sur les électrodes
correspondantes, sinon de graves erreurs d'interprétation peuvent
être commises. |
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 Le
tracé doit comporter les 12 dérivations principales
au minimum, c'est-à-dire, dans l'ordre : les trois dérivations
standard (D I, D II, D III), les trois dérivations unipolaires
des membres (aVR, aVL, aVF), les six dérivations précordiales
de V1 à V6. |
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 positive
dans toutes les dérivations sauf VR (parfois VL) où elle
est négative, sauf V1 V2 où elle est souvent diphasique. |
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 temps
de conduction auriculo-ventriculaire. |
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 Durée
: 12 à 20/100 seconde, mesurée du début de P, au
début du complexe QRS. |
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 Les
ondes de grande amplitude sont désignées par une lettre
majuscule, les autres par une lettre minuscule : |
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 l'onde
Q est la première déflexion négative |
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 l'onde
R est la première déflexion positive |
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 l'onde
S est la déflexion négative qui fait suite à R |
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 l'onde
R' est la deuxième déflexion positive qui fait suite à
S. |
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 elle
est physiologique en D I VL V5 V6 |
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 elle
est toujours pathologique en V2. |
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 Le
point J marque la fin de QRS. |
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 La
première partie de l'onde T est très lentement ascendante.
C'est le segment ST. L'onde T présente une partie ascendante
lente, une partie descendante rapide. L'onde T est positive dans toutes
les dérivations sauf VR, souvent V1, parfois V2, D III où
elle peut être négative. La durée de QT est de 36/100
seconde pour un rythme de 75/mn. |
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 Elle
suit l'onde T, elle dure environ 20/100 seconde. |
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AXE DE P QRS T DANS LE PLAN FRONTAL |
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 Calcul
de l'axe de QRS dans le plan frontal |
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 Lorsqu'on
parle de l'axe électrique de QRS, il s'agit de l'axe du vecteur
maximum de QRS. |
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 La
somme algébrique des déflexions de QRS (dans chaque dérivation,
les déflexions négatives sont soustraites des déflexions
positives) est reportée sur la droite correspondante du triaxe
de BAILEY. Des perpendiculaires passant par l'extrémité
de chaque vecteur D I D II D III permettent d'obtenir l'axe de la résultante
correspondant au vecteur maximum de QRS dans le plan frontal. |
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 En
pratique, il est plus facile de retrouver l'axe QRS à l'aide
de parallélogrammes. Cela introduit une légère
erreur sans importance cliniquement. |
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 Le
triaxe de référence est orienté dans le sens horaire
: D I représente le zéro, D II + 60°, D III + 120°. |
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 L'axe
normal de QRS se situe entre + 30° et + 60°. |
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 Il
est "dévié à gauche" lorsqu'il s'approche
ou se situe au delà de 0°. |
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 Il
est "dévié à droite" lorsqu'il s'approche
ou se situe au delà de + 90°. |
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 L'axe
de P est calculé de la même façon, il se situe
entre + 50° et + 60°. |
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 L'axe
de T varie entre - 10° et + 83° ; la valeur moyenne est
de + 38°. |
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 Exemple
de variation morphologique |
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 S
DI Q D III ou S1 Q III dit "rotation horaire" : |
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 physiologique,
positionnelle : cur vertical, thorax longiligne ; |
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 pathologique
: son apparition brutale signe le cur pulmonaire aigu. |
  TRACES
ELECTROCARDIOGRAPHIQUES PATHOLOGIQUES
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LES HYPERTROPHIES AURICULAIRES |
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 L'onde
P normale est constituée de la juxtaposition de l'onde P auriculaire
droite et de l'onde P auriculaire gauche. |
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 L'hypertrophie
d'une oreillette entraîne une augmentation d'amplitude des potentiels
électriques correspondant à cette oreillette, en même
temps qu'une augmentation de la durée de dépolarisation. |
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 Hypertrophie
auriculaire droite |
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 P2
> P3 > P1, augmentation de l'amplitude de la partie positive en
V1 et V2 |
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 Hypertrophie
auriculaire gauche |
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 Aspect
en double bosse en DI, DII, VL, augmentation de l'amplitude de la partie
négative en V1 V2. |
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LES HYPERTROPHIES VENTRICULAIRES |
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 Hypertrophie
ventriculaire gauche |
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 indice
de SOKOLOFF = 35 mm (SV1 + RV5) |
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 Hypertrophie
ventriculaire droite |
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 Elle
entraîne une déviation de l'axe de QRS dans le plan frontal,
vers la droite, et une augmentation de l'amplitude de l'onde R en précordiales
droites. |
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 Le
schéma suivant montre une HVD avec axe de QRS à + 90°,
et une onde R exclusive en V1 et surcharge systolique du ventricule
droit. |
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 La
présence de la nécrose (partie du myocarde devenue électriquement
inactive) va modifier l'équilibre électrique des vecteurs
de dépolarisation dans le plan frontal. |
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 Les
premiers vecteurs se dirigent vers le haut, ce qui explique l'apparition
d'une onde Q en DII, DIII et également VF |
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 La
présence de la nécrose (partie du myocarde devenue électriquement
inactive) va modifier l'équilibre électrique des vecteurs
de dépolarisation dans le plan horizontal. |
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 Les
premiers vecteurs se dirigent vers l'arrière, ce qui explique
l'apparition d'une onde QS en précordiales droites |
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 Le
sous-décalage de ST horizontal ou descendant, supérieur
à 1 mm, suivi d'une onde T pointue, symétrique, positive,
s'observe au cours de la crise d'angor, ou bien
apparaît lors d'une épreuve d'effort.
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 les
quatre stades de Holzman : |
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 onde
Tpositive, parfois arrondie en "verre de montre" |
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 Stade
III : onde T négative |
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 Ces
modifications électrocardiographiques sont dites concordantes,
c'est-à-dire qu'elles sont présentes dans toutes les dérivations
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 Bloc
de branche gauche (BBG) |
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 Élargissement
de QRS = 12/100 seconde |
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 Rythme
sinusal ou supraventriculaire |
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 Absence
d'onde Q et onde R large exclusive en DI, VL, V6 |
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 Aspect
rS en V1 V2, parfois V3 |
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 Onde
T s'opposant à l'onde R : trouble secondaire de la repolarisation |
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 Bloc
de branche droit (BBD) |
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 Durée
de QRS = 12/100 seconde |
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 Onde
S large en DI, VL, V6 |
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 Onde
T négative en V1 V2 : trouble secondaire de la repolarisation. |
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 PR
court <= 10/100 seconde |
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 élargissement
de QRS >= 12/100 seconde |
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 présence
d'une onde delta, c'est-à-dire : |
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 empattement
du pied de l'onde R |
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 trouble
secondaire de la repolarisation : l'onde T s'oppose à l'onde
R. |
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 chaque
onde P est suivie d'un complexe QRS |
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 Type
I de MOBITZ, comporte des périodes de LUCIANI- WENCKEBACH.
Allongement progressif de PR jusqu'à ce qu'une onde P se trouve
bloquée, puis le rythme reprend avec un PR normal et qui s'allonge
à nouveau. Il s'agit, en principe, d'un trouble de conduction
sus-hisien. |
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 Type
II de MOBITZ : blocage d'une onde P, sans allongement préalable
de PR. Cette onde P bloquée peut être isolée ou
bien le blocage peut survenir tous les 3, 4, 5, 6 ou 7 QRS. Le trouble
de conduction est sous-hisien. |
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 Bloc
de haut degré : les ondes P bloquées sont plus nombreuses
que les QRS 2, 3, 4/1, mais lorsque l'onde P conduit, le PR est fixe. |
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 L'activité
auriculaire peut être sinusale, il peut s'agir aussi d'une fibrillation
ou d'un flutter auriculaire. Quoiqu'il en soit, il n'y a aucun lien
entre l'activité auriculaire et l'activité ventriculaire. |
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 L'activité
ventriculaire est autonome : rythme idio-ventriculaire. |
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 Fréquence
autour de 40/mn, régulière. |
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 Le
rythme sinusal est remplacé par de multiples foyers autonomes,
dont les rythmes se superposent et atteignent le centre nodal de façon
anarchique. |
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 La
réponse ventriculaire est donc irrégulière. |
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 La
ligne de base est remplacée par des ondulations irrégulières.
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 Les
complexes QRS sont inéquidistants et inéquipotentiels. |
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 Il
existe un mouvement circulaire de dépolarisation antihoraire
autour de l'orifice des veines caves. |
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 L'activité
auriculaire s'inscrit sous forme d'ondes F en "dents de scie"
dont la fréquence est de 300/mn, bien visibles en D II D III
VF, avec une négativité prédominante. |
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 Les
complexes QRS se répartissent de façon régulière
selon des sous- multiples de 300 : 150, 100, 75/mn. |
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 La
compression carotidienne ralentit la réponse ventriculaire, ce
qui démasque les ondes F et facilite le diagnostic. |
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 Il
s'agit d'un centre ectopique auriculaire qui bat à 200/mn ±
50. Entre chaque onde P, le tracé revient à la ligne de
base. |
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 La
réponse ventriculaire est du type 2/1, 3/1, 4/1, avec un PR variable. |
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 Mécanisme
: réentrée. Au niveau du centre nodal, la conduction suit
deux itinéraires parallèles. Dans l'un, la conduction
se trouve bloquée, si bien que l'influx remonte en sens inverse
à partir de l'autre voie. Ainsi s'amorce un mouvement circulaire.
Ce mouvement commence et cesse sur une extrasystole
auriculaire ou ventriculaire. |
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 La
fréquence cardiaque est de 180/mn. |
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 Les
complexes QRS sont fins |
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 Il
n'y a pas d'onde P visible. |
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 Théorie
de la réentrée : un retard de conduction dans une
partie du myocarde amène une onde d'excitation à dépolariser
le myocarde qui vient de sortir de sa période réfractaire.
Le couplage des extrasystoles est fixe. Cela explique le bigéminisme
des salves d'extrasystoles. |
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 Théorie
de la parasystolie : il existe un foyer ectopique ventriculaire
de fréquence lente (dit protégé). Les systoles
naissant de ce centre ne peuvent s'exprimer qu'en dehors des périodes
réfractaires. Les extrasystoles n'ont aucun rapport avec le rythme
sinusal (couplage variable) mais, entre elles, leur intervalle a un
commun dénominateur. |
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 Théorie
des foyers ectopiques : plusieurs foyers envoient des influx qui
donnent naissance à des extrasystoles polymorphes à couplage
variable. |
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 Signes
électrocardiographiques : les extrasystoles ventriculaires sont
des complexes prématurés, larges (= 12/100 seconde), suivies
d'un repos compensateur. Elles sont dites interpolées lorsqu'il
n'y a pas de repos compensateur. |
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 Par
degré croissant de gravité, on distingue les extrasystoles
ventricu-laires : |
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 Dans
tous les cas, la précocité de l'extrasystole ventriculaire
R/T est un élément de gravité supplémentaire. |
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 Deux
mécanismes : foyer ectopique ou réentrée. |
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 Le
rythme ventriculaire est rapide de 160/mn à 180/mn. |
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 Les
ondes P sont dissociées du rythme ventriculaire, elles gardent
leur rythme propre. On les observe parfois sur le tracé de surface.
Elles sont mises en évidence par un enregistrement intra-auriculaire
droit. |
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 Captures,
complexes de fusion sont rarement observés. |
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 Tracé
de base : QT long ~ 60/100 seconde |
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 La
torsade débute par une extrasystole R/T. Elle est constituée
de complexes larges (fréquence ~ 200/mn) dont la pointe est tantôt
en haut, tantôt en bas, ce qui donne un aspect de fuseaux. |
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 La
torsade se termine spontanément. Elle dure 10 à 20 sec. |
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 Désynchronisation
de l'activité ventriculaire. Chaque fibre myocardique se contracte
à un rythme propre. |
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 Le
tracé montre des oscillations irrégulières et rapides
de la ligne de base. |
  ENREGISTREMENT
ELECTROCARDIOGRAPHIQUE CONTINU SUR 24 HEURES : MÉTHODE DE HOLTER
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 Enregistrement
sur une bande magnétique, à déroulement lent ou
sur une carte informatique (mémoire solide), de l'électrocardiogramme
sur 24 heures (éventuellement 48 h). Lecture rapide informatisée
en 30 ou 15 minutes. |
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 Il
existe des appareils à mémoire solide qui enregistrent
les événements rythmiques à la demande, lorsque
le patient déclenche l'enregistrement. |
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 Cet
appareil peut être placé pour une quinzaine de jours :
R test. |
  L'ÉLECTROCARDIOGRAMME
ENDOCAVITAIRE
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 Il
s'obtient en montant une sonde par voie veineuse jusqu'aux cavités
droites. On peut ainsi enregistrer l'activité auriculaire "A",
l'activité du faisceau de His "H" et l'activité
ventriculaire "V". |
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 L'intervalle
AH = 65 msec |
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 L'intervalle
HV = 40 msec (limite supérieure : 55 msec). |
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 Ablation
par radiofréquence du faisceau de Kent ou du faisceau de His. |
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 L'effort
entraîne une augmentation de la consommation d'oxygène
de l'organisme et en particulier du myocarde. |
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 On
peut donc, par un effort calibré : |
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 étudier
la capacité physique d'un sujet |
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 étudier
la perfusion coronaire. |
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 Diagnostic
de l'angor et de sa gravité |
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 Évaluation
de l'efficacité d'un traitement : médical, angioplastie
ou pontages. |
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 Le
patient fournit un effort croissant, calibré en Watts (paliers
de 25 Watts), soit sur une bicyclette ergométrique, soit sur
tapis roulant. |
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 L'électrocardiogramme
est enregistré en permanence et la tension artérielle
est mesurée pour chaque palier de 3 minutes : profil tensionnel. |
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 L'épreuve
est dite maximale lorsque la fréquence cardiaque maximale théorique
(FMT) est atteinte, c'est à dire 220 moins l'âge. En pratique,
il est suffisant d'atteindre 85 % de la FMT. |
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 L'épreuve
est réalisée en milieu cardiologique possédant
une unité de réanimation. Les critères d'arrêt
de l'épreuve d'effort sont rigoureusement appliqués :
positivité du test, ESV, si nombreuses, polymorphes, en salve
; élévation anormale de la tension ou chute de la tension
systolique. |
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 Chez
le coronarien, l'effort fait apparaître une lésion sous
endocardique : sous-décalage de ST supérieur ou égal
à 1 mm, horizontal ou descendant. |
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 L'atteinte
coronarienne est d'autant plus sévère que le sous-décalage
de ST est plus important et plus précoce. |
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MODIFICATIONS ELECTROCARDIOGRAPHIQUES
DE L'ANGINE DE POITRINE
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Le sous-décalage de ST horizontal,
supérieur à 1 mm, suivi d'une onde T pointue
symétrique positive s'observe au cours de la crise
d'angor, ou bien apparaît lors d'une épreuve
d'effort. Cet aspect permet de faire le diagnostic électrique
d' angine de poitrine.
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