Les épilepsies

en-tete NEUROLOGIE

Les épilepsies
J. Perret - 1995


Pré-Requis


vers1Définition

vers2Fréquence

vers3Classification des crises (New Delhi 1989)

vers4Clinique et examens complémentaires

vers5Etiologie des crises d'épilepsie

vers6Traitement


1 : Définition

La crise d'épilepsie. "C'est un dysfonctionnement passager et réversible du système nerveux central provoquant cliniquement un épisode de durée brève, à début brusque pouvant altérer les mouvements, les sensations, les fonctions cognitives, les fonctions psychiques, la conscience ou plusieurs d'entre elles, présumé en rapport avec une décharge électrique soudaine, excessive d'une population de neurones corticaux".

L'épilepsie est "une affection chronique d'étiologies diverses, caractérisée par la répétition des crises. Une crise d'épilepsie unique et les crises d'épilepsies accidentelles ne constituent donc pas une épilepsie, pas plus la répétition plus ou moins fréquente de crises d'épilepsie au cours d'une affection aiguë". H. Gastaut, 1973.

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2 : Fréquence

L'incidence des premières crises (symptômatiques ou inaugurant l'épilepsie) est de 71,3/100 000 en France (Loiseau J. et Coll. 1990). Elle varie avec l'âge (aspect bimodal) 121/100 000 avant 10 ans et après 60 ans (Hanser NA 1975). La prévalence est évaluée de 0,5 à 2 %.

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3 : Classification des crises (New Delhi 1989)

3.1 : Etiologique

3.2 : Topographique

Epi. et  syndrome épi. généralisés        Epi.                                      
idiopathiques - convulsions néonatales    général.cryptogéniques/symptômatiques     
familiales bénignes  - convulsions        - Syndrome de West  - Syndrome de         
néonatales bénignes                       Lennox Gastaut                            
- épi. myoclonique bénigne du             Epi. généralisées symptômatiques -        
nourrisson - épi. absence de l'enfant     encéphalopathie myoclonique précoce -     
(pycnolepsie) - épi. absence juvénile -   syndromes malformatifs - les épilepsies   
épi.myoclonique juvénile parfois          myocloniques progressives  . Maladie      
héréditaire - épi. avec crise grand mal   d'Unverricht-Lundborg  . maladie de       
du réveil - épi. photogénique             Lafora                                    
. Epi. partielles idiopathiques            . encéphalopathie mitochondriale         
- Epi. bénigne de l'enfant avec P.        Syndromes spéciaux - Convulsions          
centro-temp - Epi. de l'enfant à          fébriles - Evénements métaboliques ou     
paroxysmes occipitaux - Epi. partielle    toxiques  . Alcool, médicaments,   .      
continue progressive  .Kojewnikoff        éclampsie, glycémie                       
.Epi.du sursaut et du mouvement.                                                    

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4 : Clinique et examens complémentaires

L'ex. clinique post-critique peut montrer un déficit moteur sensitif sensoriel neuro-psychologique passager et corrélé avec les crises.

L'ex. clinique inter-critique est soit normal ou trouve un déficit permanent (épilepsie symptômatique).

L'ex. somatique recherche : température, H.T.A., signe d'intoxication et de sevrage, insuffisance des grandes fonctions...

L'EEG critique : enregistrement continu ambulatoire (médilog) ou en labo + vidéo (indication diagnostique rare ou topographique pré-chirurgicale).

L'EEG inter- critique est normal dans 40 % des cas : ou pointe onde ou pointe bilatérale synchrone, pointe onde ou onde lente focale.

Ex. biologiques : ionogramme, glycémie, dosage des médicaments, porphyrie,

TDM ou IRM normales (épilepsies idiopathiques), anomalies diverses (épilepsie symptômatique si corrélation topographique).

Circonstances de la crise : hyperthermie, éclampsie, hypo ou hyper-glycémie, sevrage alcool, benzodiazépines, traitement antiépileptique, insomnies, ou sommeil. Antécédent significatifs : épilepsie familiale, séquelles d'une atteinte du système nerveux, cancer viscéraux, convulsions fébriles compliquées.

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5 : Etiologie des crises d'épilepsie

5.1. Tumeurs cérébrales : 10 % des épilepsie récurrentes sont tumorales, l'incidence croit avec l'âge (maximum 30-45 ans). Les tumeurs supra tentorielles et bénignes sont les plus épileptogènes : oligodendrogliome et astrocytomes de bas grade 70 à 90 %. Méningiomes 50 %, métastases 30 %, gliomes de haut grade 40 %. Les crises sont généralisées dans 20 à 40 % des cas, le plus souvent associées à des crises partielles.

5.2 Pathologie vasculaire. Les cavernomes sont les plus épileptogènes (70 %) devant les angiomes (30-40 %) et les anévrismes artériels (10 %).

L'épilepsie peut être contemporaine de l'accident vasculaire cérébral dans 5 % des cas, les crises peuvent être séquellaires (7 à 10 %).

5.3 Les traumatismes crâniens encéphaliques fermés se compliquent d'épilepsie dans 5 % des cas. L'incidence augmente si le traumatisme est ouvert, par plaie pénétrante, et par infection (30 % des cas).

Les lésions traumatiques péri-natales ont été mises en cause dans les épilepsies partielles en particulier du lobe temporal.

5.4 Les autres atteintes du système nerveux central peuvent se manifester par des crises :

- lésions focales ; abcès ; parasitose (cysticercose)

- lésions diffuses : encéphalites herpétiques, maladie de Creutzfeldt-Jakob, sclérose en plaques, lipidose, encéphalopathie mitochondriale.

5.5 Pertubations métaboliques : Cf [[section]] Clinique et examens complémentaires.

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6 - Traitement

 Classe     Médicament    Indication    Posologie      Posologie,       ug/ml     
                                                             mg                     
Phénobarbita    Gardénal     Grand Mal      2-3 mg/kg      50-200        15-40      
     l          Alepsal         (GM)      A 3-5 mg/kg                               
                Ortenal     Myoclonique   E A- adulte                               
                              Partiel      E- enfant                                
 Hydantoïne     Dihydan     GM, Partiel   4-7 mg/kg E     300-400         5-20      
              Dilantin IV   Etat de Mal   3-5 mg/kg A                               
Carbamazépin    Tégrétol    GM, Partiel    20 mg/kg E     600-1200    4-10 12+/-3   
     e        Tégrétol LP                  15 mg/kg A                               
 Valproate      Dépakine    GM, Absence   25-30 mg/kg    1000-3000       50-100     
   de Na        Dépakine    Myoclonique     E 20-30                                 
                 chrono       Partiel       mg/kg A                                 
 Primidone      Mysoline    GM, partiel    10-25 mg/E     750-1500        5-12      
 Clonazépam     Rivotril      Partiel       0,1-0,5         3-12       0,02-0,06    
              Rivotril IV   Etat de Mal      mg/kg                                  
                                          0,01-0,03mg/                              
                                               kg                                   
  Diazépam     Valium IV      Etat Mal    0,15-2 mg/kg     10-150                   
 Vigabatrin      Sabril     GM, Partiel   15-30 mg/kg    1000-2000         -        
Ethosuximide  Zarontin      Absence       20-40 mg/kg   40               40-100     

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Références :


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