Migraine
en-tete NEUROLOGIE

Migraine
J. Pellat - 1998


Pré-Requis


vers1Diagnostic

vers2Epidémiologie

vers3Formes cliniques particulières

vers4Diagnostic différentiel

vers5Physiopathologie

vers6Traitement


1 : Diagnostic : purement clinique. On distingue

1.1 : La migraine sans aura (migraine commune) : crises répétitives périodiques durant de 4 à 72 heures, précédées de prodromes (modification de l'humeur, troubles de l'appétit, asthénie) comportant dans leur forme typique hémicrânie progressive pulsatile avec nausées et vomissements, photophobie et phonophobie.

1.2 : La migraine avec aura (migraine classique ou migraine accompagnée). L'aura migraineuse précéde la crise céphalalgique et comporte soit des phénomènes ophtalmiques ("fortifications" lumineuses progressives) soit des phénomènes sensitifs (paresthésies de l'hémicorps) soit des troubles du langage.

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2 : Epidémiologie - terrain - facteurs de déclenchement

Prévalence de 15 % environ - Prédominance féminine (2 femmes pour 1 homme) - Incidence familiale dans 80 % des cas - Déclenchement des crises par des facteurs psycho-affectifs (stress surtout, mais également détente et variations dans le rythme d'activité) alimentaire (repas lourds, alcool, chocolat), endocriniens (migraine cataméniale, atténuation à la ménopause, amélioration pendant la grossesse, problème des oestro-progestatifs à interrompre si entrainent une recrudescence des crises)

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3 : Formes cliniques particulières

3.1 : Formes atypiques

3.2 : Formes évolutives

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4 : Diagnostic différentiel

Les céphalées de tension ou céphalées psychogènes.

Intensité modérée, non pulsatile, plus diffuses à type de pesanteur et de serrement notamment de la nuque et du vertex, prédominent en fin de journée, souvent chroniques.

Intrication fréquente avec les migraines et pour certains il existe un continuum entre les migraines "vraies", les céphalées banales, les céphalées de tension et à l'extrême les états dépressifs ou l'élément dysthymique prédomine sur la plainte "céphalée".

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5 : Physiopathologie

Elle reste hypothétique. La théorie actuelle est neuro-vasculaire avec un point de départ neuronal et un facteur vasculaire secondaire déclenché par l'intermédiaire des noyaux du tronc cérébral (diminution du débit sanguin cérébral s'étendant progressivement d'arrière en avant pendant l'aura, vasodilatation et inflammation pariétale dans la circulation extra-cérébrale responsables de la douleur véhiculée par le V pendant la crise). De plus, il existe une libération massive de sérotonine par les plaquettes conduisant à une augmentation de l'excrétion urinaire et à une baisse du taux plasmatique. La suppression de son action vasoconstrictrice pourrait expliquer la vasodilatation. La sérotonine joue un rôle dans les phénomènes vasomoteurs mais la part qui revient à la sérotonine circulante par rapport aux voies sérotoninergiques centrales reste à établir.

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6 : Traitement

6.1 : Abord global avec une solide compétence psychologique. Explications détaillées sur la migraine délivrées au patient. Analyse "à la carte" des facteurs psychologiques, du rythme et de l'hygiène de vie et des différents facteurs possibles de déclenchement. Prise en charge globale, quasiment psychothérapique, centrée sur l'hygiène de vie, la relaxation, travail cognitif d'auto-analyse par le patient des facteurs impliqués.

6.2. : Traitement médicamenteux

médicaments effets secondaires contre indications
-antalgiques courants et AINS

-aspirine +primperan =

Cephalgan*

habituels de ces classes thérapeutiques
-tartrate d'ergotamine=

Gynergène caféiné*

Migwell*

-vomissements

-ischémie périphérique ++

Raynaud

coronarite

grossesse

Dihydroergotamine*

IM, SC, IV

ou spray nasal=

Diergo Spray*

-ischémie périphérique association macrolides

association propanolol

sumatriptan (agoniste 5 HT1)

**injectable-6 mg SC=

-Imiject* remboursable que si prescrit sur ordonnance de médicament d'exception et pour algie vasculaire de la face

-Imigrane* non remboursé

-Zomig*(zolmitriptan) cp 2,5mg, remboursé 65%

irritation point d'injection

malaise, étourdissement, paresthésies, oppression thoracique

-antécédents infarctus myocardique

-toute affection cardiovasc.où effet vasoconstricteur pas souhaitable

-association antidépresseurs

sérotoninergiques, IMAO

-autres vasoconstricteurs

Médicaments Effets secondaires Contre indications
DHE per os

Dihydroergotamine*

Ikaran*

Seglor*

nausées association macrolides
Bêta-bloquants

Avlocardyl* (propanolol)

tr digestifs

asthénie

insomnie-cauchemars

Raynaud

asthme

bradycardie

Raynaud

Anti-sérotoninergiques

Sanmigran* (pizotifene)

Nocertone* (oxetorone)

Desernil* (methysergide)++

somnolence

prise de poids

 

vasoconstriction artérielle

fibrose rétro-péritonéale

glaucome

hypertrophie prostatique

 

HTA, coronarite, troubles circulatoires périphériques

Alpha-bloquant

Vidora*

somnolence

congestion nasale

sécheresse bouche

trouble de l'éjaculation

insuffisance cardiaque, hépatique ou rénale,

maladie de Parkinson

antidépresseurs tricyliques

Laroxyl* (amitriptyline)

effets atropiniques glaucome

hypertrophie prostatique

Calcium-bloquants

Sibelium* (flunarizine)

-prise de poids

-somnolence, asthénie

-rares:syndrome extrapyramidal

syndrome dépressif, galactorrhée

syndrome dépressif

syndrome extrapyramidal

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Références :


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