Les difficultés scolaires

en-tete PEDIATRIE

Les difficultés scolaires
A. Laurent - 1995


vers1Généralités

vers2Le bilan des difficultés scolaires

vers3Etude clinique

vers4Les différents dispositifs contre l'échec

vers5Prise en charge des difficultés scolaires


1 : Généralités

Motif fréquent de consultation chez le médecin car les parents ont souvent une arrière pensée de cause organique. Faire la différence entre une plainte injustifiée émanant de parents trop exigeants, et de véritables difficultés dont la cause doit être recherchée, identifiée et traitée.

Retentissement sur l'équilibre psycho-affectif de l'enfant (anxiété, dépression, troubles du comportement, somatisations...).Blessure narcissique pour les parents.

Intérêt capital du dépistage précoce des déficits sensoriels (vision, audition) et du traitement précoce des retards de langage.

Distinction classique entre les difficultés globales et les difficultés sélectives :

- sélectives (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie): elles orientent vers une compréhension plus cognitive des difficultés

- globales : elles orientent plutôt vers des facteurs étiologiques affectifs, intellectuels ou socio-culturels

Rôle des pédiatres, psychologues et spécialistes des rythmes biologiques, dans les programmes d'aménagement du rythme scolaire : actuellement, activité trop intense (6 heures par jour) sur un nombre de jours de classe limité (158 jours en 1990). Les performances scolaires sont les meilleures entre 10 heures et 11 heures et 15 heures et 17 heures.

De nombreuses enquêtes ont montré que les enfants et adolescents souffrent d'un déficit en sommeil. Se surajoute souvent une diététique anarchique. Retentissement sur le rendement scolaire. Intérêt des règles hygiéno-diététiques.

ancre haut de page

2 : Le bilan des difficultés scolaires

La demande provient des parents (souvent milieu socio-culturel favorisé) et/ou de l'école et des services sociaux.

Selon les services : 50 à 70 % des consultations en pédopsychiatrie

2.1 : L'enfant

Interrogatoire
: son histoire, antécédents familiaux, antécédents personnels, développement psychomoteur, développement du langage, déficit auditif ?, visuel ?, sommeil, appétit (qualité, horaire...), conflit enfant-parents, enfant-frères et soeurs, a-t-il des camarades ? isolé pendant la récréation ? replié, triste, plaintes somatiques, inhibition, maladresse motrice ? instabilité psychomotrice ?, troubles de la personnalité, désir d'apprendre, qualité du langage.

Permet l'orientation des examens complémentaires

2.2 : La famille

S'informer sur les conditions de vie de la famille, les inter-relations familiales, les difficultés familiales (problèmes financiers, séparation, maladie, décès), projets des parents pour l'avenir de l'enfant, comment la mère supporte la séparation d'avec son enfant, comment elle accepte les nouveaux investissements de l'enfant, milieu socio-culturel (pauvreté culturelle plus grave que pauvreté matérielle), place du langage dans les échanges familiaux (l'adaptation de l'enfant à l'école est liée à sa maitrise du langage). Accord ou désaccord de la famille avec les buts et moyens de l'école, degré de motivation des parents, investissement des résultats scolaires.

2.3 : L'école

Problème du non respect des rythmes propres à l'enfant (durée excessive de la journée scolaire, mauvaise répartition dans la semaine et l'année). Trop grand nombre d'enfants par classe. Valorisation excessive du langage écrit au détriment d'autres modes d'expression.

La classe est groupe hétérogène : tenir compte de la maturité psycho-physiologique de l'enfant et pas seulement de son âge.

Evolution du rôle de l'école : autrefois, donner à un enfant un acquis concret = lire, écrire, compter ; actuellement : préparation à l'enseignement secondaire et supérieur.

Evolution du statut de l'enseignant (féminisation : évolution des motivations, évolution des relations maitre-élève). La compétence de l'enseignant détermine en grande partie le pourcentage des réussites et d'échecs dans une classe. L'objectif officiel de l'EN : éveiller chez l'enfant le désir d'apprendre.

ancre haut de page

3 : Etude clinique

3.1 : Difficultés spécifiques de l'apprentissage

3.2 : Difficultés globales

RQ : Echec scolaire : > deux années de retard

ancre haut de page

4 : Les différents dispositifs contre l'échec

* La médecine scolaire

*C.D.E.S. : Commission départementale d'éducation spéciale. Organisme public qui oriente les enfants en difficulté. Comprend un médecin, une assistante sociale, un psychologue, des enseignants. Etude de dossiers pour passage de classe ou entrée en classes spécialisées.

* C.A.M.S.P : Centre d'Action Médico-Sociale précoce (avant le C.P)

A l'extérieur de l'école. Souvent dans l'intersecteur de pédopsychiatrie. Comprend un pédo-

psychiatre, orthophoniste, psychomotricien, une assistante sociale.

*C.M.P.P. : Centre Médico-Psycho-Pédagogique (E.N)

*C.M.P. : Centre Médico-Psychologique

Dans l'intersecteur de pédopsychiatrie. Système de consultations.

4.1 : En primaire

4.2 : En secondaire

4.3 : Pour les enfants malades : Il existe un service d'éducation spécialisée à domicile

ancre haut de page

5 : Prise en charge des difficultés scolaires

Les dispositifs précédemment décrits

Psychomotricité, orthophonie, psychothérapie (inhibition, troubles névrotiques).

Les traitements médicamenteux (dépression...).

ancre haut de page


retour