Les Méningites

en-tete PEDIATRIE

Les Méningites
P. François - 1998


vers1Introduction

vers2Clinique

vers3Traitement des méningites purulentes

vers4Prévention


1 : Introduction

Le terme de méningite recouvre des pathologies différentes selon que l'inflammation des méninges est aiguë ou chronique, que sa cause est bactérienne, virale, parasitaire ou non infectieuse ou qu'elle est accompagnée ou non d'une inflammation du système nerveux central (méningo-encéphalites).
Nous restreindrons la question aux méningites aiguës de cause infectieuse qui se voient à tout âge avec une plus grande fréquence chez l'enfant et l'adulte jeune.

Dans 70 à 80 % des cas il s'agit d'une infection virale.
Les virus les plus fréquents sont les entérovirus (ECHO, Coxsackies) suivis par le virus des oreillons (Myxovirus parotidis). De nombreux autres virus sont susceptibles d'entrainer occasionnellement une méningite (adénovirus, myxovirus et para-myxovirus, herpesvirus etc..).
Ces infections guérissent spontanément en 3 à 8 jours, ne nécessitant pas de traitement particulier.

Dans 20 à 25 % des cas les méningites sont dues à des bactéries pyogènes, principalement méningocoque, pneumocoque et Haemophilus influenzae.
L'évolution spontanée est pratiquement toujours mortelle et ces infections constituent des urgences thérapeutiques.
Le méningocoque (Neisseria meningitidis) reste le germe le plus fréquent.

Dans moins de 5% des cas les méningites infectieuses sont dues à des bactéries non pyogènes (listériose, tuberculose, leptospirose, borreliose (maladie de Lyme), brucellose etc...) ou à des parasites (cryptocoques, toxoplasme, larves migrantes etc...).

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2 : Clinique

1- Diagnostic positif

Le diagnostic de méningite est facilement évoqué devant un patient fébrile qui présente un syndrome méningé : céphalées, vomissements en jet, photophobie, raideur de la nuque.
Il faut y penser aussi devant toute manifestation neurologique associée à de la fièvre : somnolence excessive, désorientation, délire aigu, coma, convulsions.
Le diagnostic peut s'avérer difficile chez le nourrisson qui ne peut se plaindre de céphalées. Chez cet enfant fébrile, algique, supportant mal les manipulations et geignard on cherchera un bombement de la fontanelle antérieure et une hypotonie axiale qui remplace souvent à cet age la raideur rachidienne.
Ces circonstances doivent conduire à réaliser une ponction lombaire qui permet d'affirmer le diagnostic en montrant une réaction cellulaire supérieure à 5 éléments/mm3.

2-Diagnostic étiologique

Le premier enjeu du diagnostic étiologique est la discrimination entre méningite virale et méningite bactérienne.

Sont en faveur d'une infection bactérienne:

Une attention particulière doit être apportée à l'interprétation des données de l'analyse microbiologique, cytologique et chimique du LCR.

Algorithme pour l'interprétation des données du LCR :

Algorithme

Microbiologie : L'examen bactériologique direct du LCR peut montrer des bactéries dont la morphologie oriente vers l'espèce en cause.
Les tests au latex ou la contre-immuno-électrophorèse peuvent révéler la présence d'antigènes bactériens solubles dans le LCR (méningocoque, pneumocoque, Haemophilus influenzae de type b, streptocoque B, E. coli K1).

Cytologie et chimie :

Les anomalies du LCR peuvent être schématiquement caractérisées en 3 types :

Le diagnostic étiologique définitif de l'infection sera apporté secondairement par l'isolement d'une bactérie à la culture du LCR ou l'hémoculture, par l'isolement d'un virus dans le LCR, le pharynx ou les selles ou par la mise en évidence d'une séroconversion.

3-Formes cliniques

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3 : Traitement des méningites purulentes

1-Lutte contre l'infection.

L'antibiothérapie est urgente et doit faire appel à des molécules actives sur le germe en cause, atteignant des concentrations suffisantes dans le LCR et administrées par voie parentérale (intraveineuse).
Les molécules les plus utilisées sont les pénicillines A (ex: amoxicilline) et les céphalosporines de troisième génération (ex: céfotaxime, ceftriaxone).

amoxicilline Clamoxyl® 150 à 200 mg/kg/J 4 IV/Jour
céfotaxime Claforan® 150 à 200 mg/kg/J 4 IV/Jour
ceftriaxone Rocephine® 50 à 100 mg/kg/J 2 IV le 1er J puis 1/J

En absence d'orientation bactériologique le traitement de première intention est choisi en fonction de l'age et de la situation clinique :

Antibiothérapie adaptée au germe en cause :

2-Autres traitements :

Lutte contre l'oedème cérébral par anti-inflammatoires (Soludécadron® 0,15 mg/kg toutes les 6 heures pendant 4 jours) et par restriction hydrique (demi ration quotidienne pendant 2 jours).
Techniques de réanimation selon la gravité : choc septique, coma, convulsions répétées.

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4 : Prévention

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