Les Algodystrophies

en-tete RHUMATOLOGIE

Les Algodystrophies
Ph. Gaudin- Août 1997


Pré - Requis


vers1DEFINITION

vers2HISTORIQUE

vers3PATHOGENIE

vers4ETIOLOGIES

vers5CLINIQUE

vers6LE DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

vers7EVOLUTION

vers8CRITERES DIAGNOSTIQUES

vers9TRAITEMENT



1 : DEFINITION

Ensemble de symptômes ou syndrome regroupant des phénomènes douloureux, vasomoteurs, trophiques, résultant d'une perturbation neuro-végétative. Les facteurs déclenchants sont multiples, dominés par les traumatismes. L'évolution en général favorable peut être compliquée de séquelles trophiques.

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2 : HISTORIQUE

Affection connue depuis 1900, décrite sous plusieurs noms : ostéoporose

post-traumatique (1930), syndrome épaule main, maladie de Südeck, rhumatisme gardénalique....., algoneurodystrophie (1960).

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3 : PATHOGENIE

Mal connue. Ferait intervenir le système neuro-végétatif selon la boucle suivante :

aboutissant à une stase veineuse et artérielle par vasodilatation. La sérotonine serait impliquée dans cette action vasculaire. L'os est le siège d'une hyperactivité prédominant sur les ostéoclastes.

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4 : ETIOLOGIES

4.1 : Traumatiques dans 50 % des cas

Contusions, entorses, fractures, luxation, plâtre, chirurgie d'un membre, microtraumatismes répétés, kinésithérapie intempestive.

4.2 : Médicales dans 20 % des cas

Il faut rechercher : -> un terrain dysmétabolique fréquent

-> un terrain avec labilité neurovégétative.

4.3 : Iatrogènes dans 5 % des cas

4.4 : Causes idiopathiques dans 25 % des cas

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5 : CLINIQUE

5.1 : Le tableau classique assez stéréotypé

5.1.1. : La clinique évolue sur quelques semaines

a) 1ère phase ou phase chaude associe :

b) 2ème phase ou phase froide :

c) séquelles :

Peau froide, fine, cyanique. Raideur des articulations concernées, rétraction capsulo-ligamentaire.

5.1.2. : La radiologie est retardée de 3 à 6 semaines par rapport à la clinique. Elle montre :

5.1.3. : La scintigraphie osseuse Tc99

5.1.4. : I.R.M.

C'est un examen sensible, précoce qui permet de faire la part des choses entre AND, fracture de stess, ONA. Les anomalies de signal sont caractéristiques.

5.1.5. : Examens biologiques

5.2 : Formes topographiques

5.2.1 : Intéressant le membre supérieur : l'atteinte est souvent bifocale (40 % des cas). C'est le classique syndrome épaule-main avec, comme complication, la possible épaule gelée par capsulite rétractile.

5.2.2. : Au membre inférieur : l'atteinte est surtout unipolaire (60 % des cas)

5.2.3. : Atteinte rachidienne rare associant douleurs, raideur, séquelles à type de déformation. Possibilité de tassements vertébraux dans les formes sévères.

5.2.4. : Formes particulières : latentes cliniquement, infraradiologiques, hypofixantes en scintigraphies parcellaires (1 condyl fémoral, 2 à 3 rayons d'une main), multifocales, successives et extensives (7 % des cas).

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6 : LE DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL se pose avec :

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7 : EVOLUTION

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8 : CRITERES DIAGNOSTIQUES de l'algodystrophie

8.1 : Groupe A

8.2 : Groupe B

8.3 : Groupe C

Absence de signe biologique d'inflammation

8.4 : Groupe D

8.5 : Groupe E

Efficacité spectaculaire de la calcitonine ou des blocs sympathiques régionaux prolongés.

Le diagnostic d'algodystrophie est défini ou certain si au moins un des critères de chacun des groupes A-B-C ou A-C-E est satisfait.

Le diagnostic est probable si un des critères de chacun des groupes B-C-D est satisfait ou si deux critères du groupe A et au moins un critère des groupes C et D, ou encore deux critères du groupe A et le critère E sont satisfaits.

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9 : TRAITEMENT : 4 pôles

9.1 : La calcitonine (Calcitar*, Calsyn*, Cibacalcine*, Miacalcic*)

80 à 100 u/j pendant 3 semaines puis 80 à 100 u tous les deux jours pendant 3 semaines.

Efficace chez 75 % des patients.

Les effets secondaires type flush, nausées, vomissement (25 % des cas) sont diminués par le fait de réaliser de l'injection par voie sous-cutanée, le soir, dans la peau du ventre, en utilisant du Vogalène* ou du Primpéran* comme solvant.

9.2 : Les analgésiques

Antalgiques, AINS, corticothérapie locale.

9.3 : Les traitements à visée vasculaire

9.4 : Kinésithérapie - Physiothérapie

Rééducation prudente, bains écossais, drainages lymphatiques, massages, ionisations anti-inflammatoires, décharge et béquillage, contention élastique.

9.5 : Indication

9.5.1 : Débuter par les pôles 1 + 2 + 4

9.5.2 : Si échec ou si forme sévère, pôle 3 en plus

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Références :


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