Les hypercalcémies
en-tete RHUMATOLOGIE

Les hypercalcémies
R. Juvin- Novembre 1998


Pré - Requis


Mots-clés : hypercalcémie; métastases; hyperparathyroïdie


vers1Introduction

vers2Physiopathologie

vers3Circonstances de découverte

vers4Prise en charge d'un patient ayant une hypercalcémie

vers5Etiologies

vers6Traitement

vers7Conduite à tenir devant une hypercalcémie


Introduction

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Physiopathologie

Les hypercalcémies sont provoquées par une élévation du flux calcique pouvant provenir de l'os, de l'intestin ou du tubule rénal. Ces 3 mécanismes principaux peuvent s'associer. L'augmentation du flux osseux, la plus fréquente et la plus sévère, est liée à une stimulation des ostéoclastes qui entraîne une hyper-résorption.
Les hypercalcémies malignes. Elles répondent à deux mécanismes principaux :

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Circonstances de découverte

a/ l'hypercalcémie est souvent asymptomatique et découverte lors d'un dosage biologique de routine.

b/ devant des signes cliniques d'hypercalcémie, d'interprétation toujours difficiles en raison de leur manque de spécificité: cf. tableau 1

syndromes symptômes
signes généraux asthénie ++, anorexie, déshydratation (soif)
signes neurologiques céphalées, somnolence voire irritabilité, délire, confusion, parfois véritable encéphalopathie
signes digestifs nausées, vomissements, constipation, douleurs abdominales, ulcères gastriques récidivants, pancréatite aiguë
signes rénaux polyuro-polydipsie, insuff rénale aiguë
lithiase calcique,
néphrocalcinose (hypercalcémie chronique)
signes cardio-vasculaires tachychardie, hypertension artérielle ,
ECG: allongement PR, raccourcissement QT. La toxicité de la digitaline est augmentée lors de l'hypercalcémie.
crise hypercalcémique aiguë troubles de la conscience, pseudo-paralysie, syndrome occlusif, vomissements, polyurie et déshydratation ; risque vital ++
Tableau 1: les principaux signes cliniques de l'hypercalcémie

c/ en raison du contexte

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Prise en charge d'un patient ayant une hypercalcémie

S'assurer de la réalité de l'hypercalcémie

Évaluer le risque de cette hypercalcémie

1/ en fonction des signes cliniques d'hypercalcémie
Leur expression est très variable, car certaines hypercalcémies modérées n'entraînent qu'une asthénie ou une discrète polyurie, par contre lorsque la calcémie est très élevée beaucoup de signes cliniques s'associent.
Il faut rechercher des signes :

2/ en fonction du taux de calcémie totale

3/ en fonction du contexte

Démarche étiologique

Les points importants :

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Étiologies

 

Regroupements

 

Etiologies

 

Remarques


Hypercalcémies malignes
 

métastases osseuses

 

cancers primitifs: surtout sein, poumons, thyroïde, reins, vessie

myélome  
lymphomes malins surtout LMNH

Hyperparathyroïdie primitive (HPTH I)
adénome parathyroïdien ++ rarement hyperplasie
cancer execeptionnel
intérêt de la cervicotomie

Intoxication par la vitamine D
 

surtout calcifédiol et calcitriol rarement Vit D3

 

surdosage médicamenteux;chez sujets âgés


Divers
Hyperthyroïdie  
Sarcoïdose hypercalciurie fréquente
Ostéoporose d'immobilisation sujet jeune, immobilisation prolongée
Insuffisance surrénalienne  
HyperCa-hypocalciurie familial
syndrome des buveurs de lait  
Iatrogène
lithium peut révéler HPTH I
diurétiques thiazidiques  
vitamine A, anti-acides  
Tableau 2: étiologies des hypercalcémies

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Traitement

Principes

L'hypercalcémie est avant tout liée à une hyper-résorption osseuse par activation des ostéoclastes. Les médicaments anti-ostéoclastiques sont donc indiqués.
L'élimination urinaire du calcium est altérée en raison de la baisse de la filtration et l'augmentation de la réabsorption tubulaire. La réhydratation et les diurétiques auront une place importante.

Moyens

a/ Mesures hygiéno-diététiques

Régime alimentaire pauvre en calcium sauf dans l’HPTH (dans ce cas normal en calcium pour ne pas stimuler la PTH).
Réhydratation par des boissons abondantes

b/ Rééquilibration hydro-électrolytique et diurèse

intérêt des perfusions de sérum salé qui favoriseront l'élimination rénale du Ca (excrétion urinaires du Na et du Ca corrélées)
Diurétique: le furosémide (Lasilix) réalise une diurèse forcée.
Épuration extra-rénale si le pronostic vital est en jeu.

c/ Médicaments anti-ostéoclastiques, (traitement symptomatique de l'hypercalcémie)

* Les biphosphonates par voie injectable bloquent la résorption osseuse et sont le traitement de choix de l'hypercalcémie maligne en raison de leur efficacité et de l'absence d'effets secondaires sérieux. Dans les formes sévères le Pamidronate est actuellement le plus efficace.

 

Médicaments

 

Posologie IV
(en perfusion)

 

Durée


Pamidronate Aredia*

30 à 90 mg/j

1 à 3 jours

Clodronate Clastoban*,Lytos*

300 mg / j

3 à 5 jours

La calcémie se normalise après deux à trois jours.
Les effets secondaires sont représentés par une hyperthermie et des myalgies avec le Pamidronate. En cas d'insuffisance rénale il convient de réduire les doses.

* Les calcitonines inhibent également la résorption osseuse (mais sont beaucoup moins puissantes que les biphosphonates). En injection IVD ou perfusion de 4 à 6 heures dans soluté isotonique :

d/ Les corticoïdes agissent en diminuant l'absorption intestinale du calcium. Ils restent indiqués dans les hypercalcémies des hémopathies malignes, des intoxications par la vitamine D et de la sarcoïdose.

e/ Le traitement étiologique

Parathyroidectomie en cas d'adénome parathyroïdien
Chimiothérapie en cas d'hypercalcémie maligne
Antipaludéens de synthèse dans l'hypercalcémie de la sarcoïdose

Les indications thérapeutiques

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Conduite à tenir devant une hypercalcémie

tableau

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Références :


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